Discours de Jocelyn Desjardins à l’occasion de la Veillée du patriote

19 mai, 2012  |  Discours

Samedi le 19 mai 2012, 20 h 00, se déroule la Veillée du patriote au Théâtre Plaza, Montréal.

Voici pour vous, à l’avance, le discours de Jocelyn Desjardins, porte-parole du NMQ, à l’occasion de cet événement.

 

Mes amis,

Des patriotes, on retient la révolte de 1837-38,
La répression sanglante, les villages brûlés, les crimes de guerre, les pendaisons, l’exil, la défaite.

On retient les héros de guerre, héros tragiques morts la tête haute.
Mais il y a plus.

La révolte des patriotes, c’est l’escalade d’un long conflit, c’est une décennie de bras-de-fer.

C’est tout un peuple qui se comporte en héros.

Un peuple en marche, un peuple déterminé, un peuple épris de liberté et de justice, un peuple qui veut avancer mais qui n’y arrive pas à cause de son propre gouvernement.

Un gouvernement qui refuse de rendre des comptes aux Québécois.

Un gouvernement corrupteur, un gouvernement corrompu qui distribue les contrats à ses petits amis.

Un gouvernement qui n’avait pas de projet; seulement des intérêts.

La cour des petits amis, elle s’appelait la clique du château à l‘époque.

Aujourd’hui, c’est la clique du bateau. Du bateau d’Accurso.

 

La révolte des patriotes, c’est l’histoire d’une longue détermination.

C’est d’abord une série de résolutions adoptées en assemblée et c’est le gouvernement, la clique du château, qui refuse de négocier.

Mais notre peuple tient bon parce qu’il reste uni.

C’est un gouvernement qui utilise l’argent des impôts pour s’acheter des collabos.
Mais notre peuple reste uni.

C’est un gouvernement qui a des journaux de propagande pour diviser les Québécois.

Mais notre peuple reste uni.

C’est un gouvernement qui adopte des lois répressives, des lois qui briment les libertés, un gouvernement qui veut que les Québécois aient peur et qu’ils se résignent.

Mais notre peuple reste debout parce qu’il reste uni.

C’est un gouvernement qui intimide, qui impose des amendes salées aux leaders patriotes pour les décourager.

Mais notre peuple se cotise, il paie les amendes, il est encore uni.

C’est un gouvernement qui dissout le parlement.

Mais notre peuple, toujours uni, réélit les patriotes.

C’est un gouvernement qui fait monter l’escalade, qui veut faire peur, qui sort l’armée, qui violente, qui emprisonne pour délit d’opinion.

Mais notre peuple réélit les patriotes, même quand ils croupissent au fond de leur prison.

Il ne cède pas à la peur, notre peuple.

Il est uni, il est solidaire, il veut la liberté, il veut une république, SA république.
Il reste droit comme un “i”, le “i” de l’indépendance!

Le pays, il n’appartenait à la clique du château.
Aujourd’hui n’appartient pas à la clique du bateau.

Le pays, c’est à nos concitoyens qu’il appartient.

Et nos institutions, elles sont à nous.

La république, c’est nous!

Les souverains, c’est nous!

Ne sombrons pas dans la division.
Ne plions pas devant l’intimidation.
Et surtout, n’ayons pas peur.

Aujourd‘hui, on est unis contre la loi infâme de la clique du bateau. Avant-hier, c’est tout d’un bloc qu’on s’est levés. Carrés verts, carrés blancs, carrés rouges, tous unis contre la clique, contre la division et contre la peur.

Faisons comme les patriotes.

Prenons le carré vert, le carré blanc et le carré rouge et mettons-les sur la même bannière.

La bannière de la liberté, de la justice, de la république et de l‘indépendance.

Et cette fois-ci, la clique du bateau ne brûlera pas nos villages. Elle va plutôt plier bagage. Son fameux bateau, il a perdu le nord.

Chers amis, on est à l’aube de quelque chose de beau.
Comme la clique de l’époque, celle d’aujourd’hui n’a pas de projet; seulement des intérêts.

Le vieux régime se lésarde, il le sait et c’est pourquoi il panique.

Le pays, il existe déjà au fond de nous.

Il n’en tient qu’à nous!


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