Quatre ministres du gouvernement du Québec ainsi que Léo Bureau-Blouin en danger

12 mai, 2013  |  Communiqués de presse

Montréal, 12 mai 2013 – Devant le refus obstiné des partis indépendantistes à s’allier ou à conclure des ententes stratégiques en vue des prochaines élections (précision : Option Nationale est en faveur des alliances mais refuse de participer au Congrès de la Convergence nationale), le Nouveau Mouvement pour le Québec arrive aux conclusions suivantes:

En vertu des projections réalisées, 26 circonscriptions données actuellement gagnantes pour des fédéralistes pourraient être remportées par des indépendantistes s’il y avait convergence des votes du Parti Québécois, de Québec solidaire et d’Option nationale. Ce total surpasse de dix le nombre de circonscriptions qui ont basculées du côté fédéraliste par incapacité du mouvement indépendantiste de faire l’unité dans l’action politique. Parmi les 26 ciconscriptions, notons qu’on retrouve celles de Crémazie, Laval-des-Rapides, Saint-François, Saint-Rose et Taschereau. Ainsi donc, si les indépendantistes ne s’entendent pas en vue des prochaines élections, quatre ministres du gouvernement Marois se retrouveront en situation de perdre leur poste de député soit Diane De Courcy, Réjean Hébert, Élizabeth Larouche et Agnès Maltais. Le député de Laval-des-Rapides et ancien leader étudiant, Léo Bureau-Blouin, se retrouverait aussi dans une situation embarrassante au plan électoral.

«L’intransigeance partisane pourrait coûter très cher au mouvement indépendantiste», déclare Jocelyn Desjardins, président et coporte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec.

Les 26 circonscriptions sont les suivantes : Abitibi-Est, Argenteuil, Crémazie, Drummond-Bois-Francs, Hull, Jean-Lesage, Laporte, La Prairie, Laurier-Dorion, Laval-des-Rapides, Maskinongé, Mégantic, Montarville, Outremont, Papineau, Richmond, Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Saint-François, Saint-Henri-Sainte-Anne, Saint-Maurice, Sainte-Rose, Sherbrooke, Taschereau, Trois-Rivières, Ungava, Verdun

Rappelons que, selon le dernier sondage Léger-Marketing du Journal de Montréal, le Parti libéral du Québec récolterait 35% des voix, le PQ 27%, QS 11% et ON 4%. Dans de telles circonstances, le mouvement indépendantiste n’a qu’une seule option s’il entend sortir vainqueur des prochaines élections : la convergence de toutes les forces indépendantistes. C’est la clé pour obtenir une majorité d’indépendantistes.

C’est ce que propose le Nouveau Mouvement pour le Québec qui tient le premier Congrès de la Convergence nationale les 24, 25 et 26 mai prochains à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal. «Pour se rassembler, il n’est pas nécessaire de se ressembler», affirme Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ. «Il suffit de se réunir et de se respecter. Ce qui rend les organisations capables de se renouveler, c’est lorsqu’elles sortent de leur zone de confort».

Rappelons que le Congrès de la Convergence nationale réunira, pour la première fois en 15 ans, les ex-Partenaires pour la souveraineté. Parmi les orateurs invités, soulignons la présence de l’ex-premier ministre, M. Bernard Landry, Joseph Facal, Guy Rocher, Gabriel Nadeau-Dubois et Réjean Parent.

Alexis Martin ouvrira le Congrès le vendredi 24 mai avec une soirée-spectacle mettant en vedette plusieurs artistes et personnalités dont Dominic Champagne, Catherine Dorion et François Parenteau.

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1 Commentaire


  1. Dany Leblanc

    Je trouve que le système électoral est le principal cause de cette division. À défaut de le réformer complètement, si au moins on pouvait avoir un deuxième tour dans les circonscriptions qui n’ont pas obtenus la majorité, cela nous aiderait beaucoup. On pourrait commencer dans les élections municipales où Coderre pourrait profiter de la division des votes.

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