Le NMQ souhaite que le Conseil de la souveraineté se transforme en une organisation citoyenne non-partisane

14 mai, 2013  |  Communiqués de presse

Montréal, 14 mai 2013 –  Le comité exécutif du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) annonce qu’il proposera au Congrès de la Convergence nationale de transformer le Conseil de la souveraineté en une organisation parapluie d’action politique et citoyenne plus large qu’actuellement, capable de rassembler toutes les factions des forces indépendantistes en une seule organisation : le Congrès national québécois.

Moins de 15 jours avant la tenue du Congrès qu’il organise, le NMQ croit qu’une cohésion entre indépendantistes est indispensable à la réalisation de l’indépendance du Québec. « Il n’y a pas de changement majeur qui puisse survenir dans une société sans association », affirme Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ. «Voilà pourquoi le NMQ est prêt à se rallier et à contribuer à la création d’une nouvelle structure basée sur l’action commune de nos forces pouvant accélérer l’avènement de l’indépendance. »

La proposition du NMQ, qui figurera au cahier des participants du Congrès de la Convergence nationale, se lit comme suit :
1.     Que le Congrès de la Convergence nationale suggère au Conseil de la souveraineté les changements suivants:
a.     Un élargissement de sa structure décisionnelle de manière telle que les citoyens, les organisations de la société civile et les groupes indépendantistes y obtiennent davantage de pouvoir;
b.     Que, pour marquer ce changement et cette volonté d’inclusion, le Conseil de la souveraineté du Québec soumette aux voix de ses membres un nouveau nom ainsi qu’un nouveau logo;
c.     Que le CSQ change son nom pour celui de Congrès national québécois;
d.     Que le futur Congrès national québécois ait pour mandat de présenter une proposition de processus démocratique d’accession à l’indépendance qui repose sur un consensus large en son sein et qui ne dépende pas de l’expression d’un programme de parti ou d’un autre;
e.     Que le Congrès national québécois ait pour mandat de suggérer aux trois partis politiques une entente électorale type qui permettrait de remporter une majorité aux prochaines élections générales.

Pour Jocelyn Desjardins, président et coporte-parole du NMQ, « il est essentiel, pour la cause, que les indépendantistes travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres. Si on souhaite que le mouvement indépendantiste s’organise en tant que mouvement social, il faut libérer la cause de la joute partisane  ». La convergence des différentes forces indépendantistes sera d’ailleurs le thème principal du Congrès de la Convergence nationale, qui doit avoir lieu les 24, 25 et 26 mai prochains, à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal(www.convergencenationale.org). La question « est-il possible de travailler ensemble pour faire du Québec un pays ? » sera au cœur des débats du congrès.

Si on se fie aux résultats des dernières élections, 19 circonscriptions majoritairement indépendantistes ont été perdues aux mains des candidats fédéralistes en raison de la division du vote. En vertu des derniers sondages, ce nombre de circonscriptions ne serait plus de 19 mais de 26 circonscriptions. Sans remettre en question l’existence des différents partis mais dans le seul but de faire exister un nouveau pays, le NMQ estime essentiel qu’une convergence de ces forces diversifiées ait lieu pour que les souverainistes puissent ressortir gagnants malgré le système électoral actuel. « La Convergence nationale est une idée avant-gardiste qui pourrait permettre aux indépendantistes de s’organiser comme jamais pour que tous et chacun puissent y faire des gains », affirme Jocelyn Desjardins. « Soyons clairs : l’idée de Convergence nationale ne s’éteint pas le 26 mai au soir. Il s’agit d’un projet nécessaire qui devra s’inscrire à long terme dans l’agenda politique québécois si les indépendantistes souhaitent, ensemble, sortir vainqueurs aux prochaines élections ». Le NMQ envisage d’ailleurs tenir un deuxième Congrès de la Convergence nationale en octobre.

Dernièrement, le Parti québécois a demandé à Québec solidaire et Option nationale le même sacrifice qu’ont accepté Pierre Bourgault et ses membres en ralliant le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) à la formation de René Lévesque en 1968. Option nationale et Québec solidaire se sont opposés catégoriquement à cette option. « L’idée d’une fusion entre partis politiques  a été écartée dès le début par le Comité directeur du Congrès de la Convergence nationale. En revanche, l’idée d’une mise en commun des efforts de la société civile, des citoyens et des formations politiques indépendantistes, dans le respect de leurs différences, comme l’ont fait les Catalans par exemple, est fortement considérée comme une des multiples issues pouvant paver le chemin vers notre victoire collective », précise Jocelyn Desjardins.

Plusieurs personnalités publiques prennent part au Congrès de la Convergence nationale, dont Guy Rocher, Dominic Champagne, Joseph Facal, Alexis Martin, Catherine Dorion, Gabriel Nadeau-Dubois, Jacques Létourneau, Paul Piché, Raymond Legault et Bernard Landry. « Ce grand rassemblement s’impose au moment où les libéraux dominent dans les sondages aux dépens des trois formations politiques indépendantistes. Bon nombre de citoyens considèrent que l’heure n’est plus à souligner ce qui nous divise, mais plutôt ce qui nous unit afin d’avancer tous ensemble vers notre but commun : l’indépendance du Québec», déclare Jocelyn Desjardins.

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