Les grandes conférences

26 octobre, 2013  |  Conférences préparatoires
16 novembre 2013

Anglicisation et enjeux linguistiques dans une

Constitution québécoise : que voulons-nous?

 

QUAND ?
Samedi 16 novembre 2013
OÙ ?
Salle R-M160, Pavillon Sciences de la Gestion, UQAM,
315 Sainte-Catherine Est, Montréal.
ADMISSION
20$   (10$ pour les étudiant-e-s)
HORAIRE
–  Conférences de 9h00 à midi
– Discussion de 13h15 à 15h00
 Pour réserver votre place :
contact@unnouveaumouvement.org

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Le Nouveau Mouvement pour le Québec est fier de vous présenter la première d’une série de grandes conférences visant à préparer le prochain Congrès national indépendantiste.

Vous souhaitez mettre à jour vos connaissances sur l’état de la situation linguistique du Québec? Le débat sur une future Constitution du Québec vous passionne?

Avec l’armature légale actuellement en place, le Québec semble s’angliciser lentement mais sûrement. Alors, un Québec indépendant qui garderait les mêmes structures institutionnelles favoriserait-il tout autant l’anglicisation? Que faudrait-il changer? Sur le sujet de la langue, que voudrions-nous dans une Constitution du Québec? Quelle place ira aux institutions anglophones? Les langues autochtones seront-elles incluses et reconnues par cette constitution?

Le NMQ invite tous les citoyens et les citoyennes à discuter d’une proposition commune et consensuelle à ce sujet. Venez écouter nos spécialistes lors d’une matinée de conférences sur l’enjeu linguistique, puis participez à la discussion visant à préparer le prochain grand congrès du mouvement souverainiste, le Congrès national indépendantiste de 2014 ‑ qui fait suite au congrès de la Convergence nationale organisé par le NMQ en mai dernier.

Conférenciers : Pierre Curzi, Patrick Sabourin, Robert Laplante, Tania Longpré, Eric Poirier et Lucia Ferretti

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Accueil : 8h45

9h15  –  Mot d’ouverture par Pierre Curzi

Président du NMQ, commentateur politique, ex-député péquiste et indépendant, ex-président de l’union des artistes et comédien. (10 minutes)

Qu’est-ce qui structurellement favorise l’anglicisation? Portrait de la situation.

L’interrelation des facteurs institutionnels, législatif, constitutionnel, démographique, technologique jumelée à la mondialisation explique le processus d’anglicisation en cour au Québec. Est-ce que tout est joué et irréversible? Où peut-on agir?

 

Premier bloc de 9h25 à 10h30 :

L’évolution linguistique et le rôle des institutions publiques et privées

1-Patrick Sabourin (15 minutes)

Quel est le poids global des emplois des institutions publiques anglophones dans l’ensemble des emplois publics? Le gouvernement québécois prêche-t-il par l’exemple? Le cas particulier des institutions universitaire.

Doctorant en démographie à l’INRS, Patrick Sabourin est président de l’Institut de recherche sur le français en Amérique et spécialiste de l’impact des institutions publiques sur le processus d’anglicisation.

2 – Lucia Ferretti (20 minutes)

Historienne et professeure à l’UQTR depuis 1998 elle est spécialiste de l’histoire socioreligieuse du Québec aux XIXe et XXe siècles.

Elle a reçu le prix Prix Gérard-Parizeau 2011 pour la récompenser pour ses travaux qui portent sur l’histoire du phénomène religieux au Québec. Ce prix est décerné par la Fondation Gérard-Parizeau.

Auteure de nombreux ouvrages, notamment Brève histoire de l’Église catholique au Québec. Avec Xavier Gélinas, elle a codirigé Duplessis, son milieu, son époque, dont les contributions renouvellent complètement l’histoire de cette époque.

À l’automne 2011 dans la revue Possibles, elle fait paraître L’État québécois et les organisations religieuses sous la Révolution tranquille : continuités et changements.

Elle montrera comment la communauté anglophone du Québec a toujours tenu à avoir ses institutions séparées. En refusant systématiquement de participer aux institutions communes, celles-ci sont donc devenues des institutions francophones par défaut. Le refus de la communauté anglophone d’être « minoritaire » au Québec, les protections constitutionnelles qu’elle a obtenus pour empêcher qu’elle ait un statut institutionnel correspondant à son poids démographique sont au cœur des difficultés de légitimation des institutions québécoises comme institutions véritablement communes.

2-Robert Laplante (15 minutes)

L’hypertrophie des institutions de santé anglophones, l’éléphant dans la pièce que personne ne veut voir. La reconfiguration des institutions est essentielle. Il faut distinguer prestation de service et mission des institutions. L’intégration passe par une participation aux institutions nationales et non par un développement séparé.

Essayiste, et sociologue  Robert Laplante est directeur de L’Action nationale et de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC).

3- Conférencier à confirmer (15 minutes)

10h10  –  Première période de questions (20 minutes)

10h30  –  Pause

 

Deuxième bloc de 10h50 à 12h :

Enjeux linguistiques et identité québécoise : la francisation des personnes immigrantes et la loi 101 dans le cadre constitutionnel canadien

1-Tania Longpré (15 minutes)

La francisation de l’immigration au Québec, quels changements dans un Québec souverain? On parle souvent de la «francisation des personnes immigrantes» sans savoir concrètement de quoi il s’agit. Qu’est-ce qu’on entend par francisation? Quelles sont ses modalités? Qui en sont les principaux acteurs? Quelles sont les principales lacunes du système et comment y remédier?

Enseignante en francisation depuis 2007, Tania Longpré poursuit des études en didactique des langues secondes tout en s’impliquant syndicalement dans les dossiers relatifs à l’enseignement. Elle est blogueuse pour le Journal de Montréal et l’auteure du livre « Québec cherche Québécois pour relation à long terme et plus » publié chez Stanké en février 2013.

2-Eric Poirier (25 minutes)

Dès son adoption en 1977, la Charte de la langue française est la cible de nombreuses attaques et d’une déconstruction systématique par la voie des tribunaux. Mais avant cette mise en pièce, quel était l’esprit de la Charte de la langue française, quels étaient les objectifs poursuivis? Y sommes-nous parvenu? En quoi le fédéralisme canadien et les jugements de la Cour suprême du Canada viennent-ils entraver les efforts du Québec pour protéger et promouvoir la langue française sur son territoire?

Eric Poirier possède des formations universitaires en criminologie, en droit civil et en common law. Avocat depuis 2010, il pratique actuellement le droit à la Clinique juridique Juripop de Sherbrooke, principalement dans les domaines du droit du travail, du droit administratif et du droit constitutionnel. Il rédige un mémoire sur les modifications apportées à la loi 101 depuis son adoption et leurs effets sur la portée de la règle du français édictée en 1977.

11h30  –  Deuxième période de questions (20 minutes)

Période de dîner – 12h à 13h

Deuxième partie —  Discussions visant à préparer le Congrès national indépendantiste de 2014

Cette deuxième partie de la journée vise à alimenter la réflexion des organisateurs du Congrès national indépendantiste de 2014 (co-organisé par le Conseil de la souveraineté et le NMQ). Afin de nourrir la réflexion du mouvement souverainiste sur les enjeux linguistiques, nous soumettons les questions suivantes à la discussion :

       Sur le sujet de la langue, que voudrions-nous dans une Constitution du Québec?

       Quelle place ira aux institutions anglophones?

       Les langues autochtones seront-elles incluses et reconnues par cette constitution?

Animation et présentation générale par Atïm León, membre du comité exécutif du NMQ.

Présentation d’André Larocque, professeur associé à l’École nationale d’administration publique et ex-sous ministre à la réforme des institutions démocratiques, sur la langue comme enjeu constitutionnel.

15h00 – Clôture de la journée par Pierre Curzi

 


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