La Convergence nationale voit le jour

25 janvier, 2013  |  Blogue, Communiqués de presse, Médias

Un Congrès est prévu en mai 2013

Montréal, 12 janvier 2013 – Le Nouveau Mouvement pour le Québec annonce la création de la Convergence nationale, un parapluie d’action et de concertation politique commun à tous les indépendantistes.

Le premier congrès de la Convergence nationale aura lieu du 24 au 26 mai 2013, à Montréal. Ce Congrès doit réunir des indépendantistes de toutes les régions du Québec et de tous les horizons politiques confondus afin de concevoir une stratégie et une plateforme commune à tous les indépendantistes en vue de la prochaine élection.

Le but de la Convergence nationale est d’aider à préparer dès maintenant l’accession du Québec à l’indépendance en remettant à l’ordre du jour national le statut politique du Québec. « Nous voulons offrir à tous les indépendantistes les meilleures conditions pour réussir la nécessaire convergence de toutes leurs forces, leur offrir un lieu de cohésion et d’organisation de leur prochaine victoire», affirme Jocelyn Desjardins, coporte-parole du NMQ, pour qui la Convergence nationale est un point de ralliement en même temps qu’un point de départ. «Il faut déterminer comment on se remet en mouvement et en action tous ensemble, comment on traite chacun des enjeux qui nous sont importants, comment on mobilise ensemble et, surtout, quelle contribution chacun d’entre nous peut apporter à nos forces convergentes. Ce point de ralliement, nous proposons que ce soit la Convergence nationale».

Le premier Congrès de la Convergence nationale rassemblera pendant trois jours le plus grand nombre de citoyens possibles. Elle sera ouverte à tous ceux qui ont quelque chose à dire sur l’avenir du Québec, qu’ils soient membres ou pas de l’une ou l’autre des trois grandes formations indépendantistes ou membres ou pas des mouvements favorables à l’indépendance du Québec. De plus, organisations et partis politiques indépendantistes seront tous invités à encourager la participation de leurs militants.

Des propositions y seront discutées, amendées, rejetées ou adoptées. Aucun sujet ne sera tabou pour les participants inscrits : formule d’alliance électorale, scrutin proportionnel ou méthode d’accession à l’indépendance. Les participants inscrits au Congrès de mai devront nommer des représentants et une équipe de direction pour la Convergence nationale, se doter d’un plan d’action ainsi que d’une structure dans toutes les régions du Québec. Notons que la Convergence nationale a déjà officiellement reçu l’appui des États généraux sur la souveraineté du Québec – dont certains travaux pourraient être mis à profit au cours du Congrès – ainsi que du Conseil de la souveraineté du Québec.

La Convergence nationale doit également travailler à établir des consensus sur les valeurs fortes autour desquelles un Québec indépendant doit se construire : notre identité collective (historique, culturelle et linguistique) et nos valeurs communes (souveraineté du peuple, liberté des nations, diversité culturelle, égalité entre les sexes, laïcité de l’État et des institutions publiques, etc…). Pourront aussi y être discuté librement des enjeux tels que la réappropriation par les citoyens de nos institutions politiques, l’effacement de notre histoire nationale dans notre système d’éducation, l’exploitation de nos ressources naturelles par des entreprises étrangères indifférentes à la qualité de notre environnement et à notre caractère national, la présence du Québec dans le monde auprès des petites nations comme la nôtre, notre minorisation progressive dans l’ensemble canadien, l’illégitimité de la constitution canadienne et les contraintes majeures qu’elle nous pose. L’idée est de relancer une discussion citoyenne autour de ce que nous attendons d’une campagne en faveur de la souveraineté du Québec et d’une plateforme commune lors de la prochaine élection.

La Convergence nationale est confiante du succès d’une telle démarche de convergence ponctuelle, prélude à une démarche de rassemblement et de mobilisation pour l’indépendance du Québec. Cette confiance repose sur la capacité du peuple québécois à discuter raisonnablement et positivement de son avenir politique. « Il nous faut trouver ensemble un pacte où chaque parti n’a pas à cesser d’exister pour plaire à l’autre mais où chaque indépendantiste se retrouverait gagnant à la prochaine élection», estime Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ. « Le temps est venu de se parler et surtout, de trouver des solutions concrètes qui nous permettent d’avancer vers l’indépendance».

Le Congrès national québécois a déjà reçu l’appui d’un certain nombre de personnalités et d’organisations. C’est le cas de l’ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, de Gilbert Paquette, nouveau président du Conseil de la souveraineté du Québec, de Danic Parenteau et Renaud Lapierre, commissaire aux États généraux sur la souveraineté du Québec, du juriste André Binette. Le CNQ fait appel à tous les indépendantistes de bonne volonté de faire connaître publiquement leur appui à cette démarche dès que possible.

D’ici à mai, la Convergence nationale ne chômera pas. Elle formera un comité directeur du premier Congrès qui sera appuyé dans sa tache par un comité consultatif ainsi que par le NMQ. Elle commencera à défricher un certain nombre d’enjeux avec ses premiers sympathisants qui commenceront à faire percoler un certain nombre de contenus vers le comité de direction en vue de ce premier Congrès de la Convergence nationale.

Enfin, le NMQ de son côté, suivra de près les instances de chaque parti indépendantiste dans l’espoir que des résolutions favorables à la convergence des forces indépendantistes et à la Convergence nationale soit discutée et adoptée au sein de chacune de ces instances.

« Si l’on reconnaît qu’un nombre considérable de Québécois se disent indécis, les joutes partisanes entre indépendantistes n’ont rien pour convaincre. Pour gagner de nouveaux adhérents, les indépendantistes doivent se retrouver, se regrouper, se concerter et agir ensemble. Cessons de créer du désabusement et du désenchantement, de protéger nos multiples chapelles et créons un nouvel élan qui rien ni personne ne pourra arrêter », reprend Jocelyn Desjardins. « Chacun trouve l’idée de la convergence de nos forces noble et louable et chacun veut la voir survenir en son for intérieur. Mais personne ne la juge possible parce que la volonté semble manquer à tous. Seul l’effort et la contribution de tous réussiront à surmonter le dernier véritable rempart sur la route de notre indépendance : nous-mêmes ! »

http://www.convergencenationale.org/


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