États généraux sur l’indépendance – Le NMQ propose cinq conditions de réussite

5 septembre, 2011  |  Non classé

Le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) se prononce pour la tenue d’états généraux sur l’indépendance du Québec. Fier d’avoir participé à la relance d’un tel projet grâce à la publication du manifeste Brisons l’impasse et à son assemblée citoyenne du 21 août dernier, le NMQ propose cinq conditions pour assurer le succès de ces états généraux.

Premièrement, les états généraux doivent porter sur l’indépendance du Québec et non pas sur le mouvement souverainiste. « La nuance est de taille », indique Jocelyn Desjardins, porte-parole du NMQ. « La première nous conditionne à travailler à nous unir derrière un projet commun, l’indépendance. La seconde nous incite à étaler nos divisions. Commençons plutôt à discuter de ce que nous sommes capables de faire naître et de construire. »

Deuxièmement, il faut que ces états généraux soient ouverts à tous les citoyens et à tous les groupes militants et organisations politiques, sans exception. « C’est une condition essentielle. Si le but est de dessiner le projet d’indépendance ainsi que son architecture, il importe de faire en sorte que le citoyen participe et soit au cœur du projet », affirme Jocelyn Desjardins.

Troisièmement, l’exercice doit être rigoureux et porteur. Puisque l’ambition est de refaire une unité d’action et de contenus autour du projet d’indépendance, le NMQ juge qu’il faut saisir l’occasion et le faire de façon à couvrir tous les angles de ce projet. Ainsi, ces états généraux ne devraient évacuer aucune question qui touche l’idée de l’indépendance du Québec.

Quatrièmement, le modèle organisationnel retenu devrait s’inspirer de celui des États généraux du Canada français qui se sont tenus au Québec entre 1966 et 1969. Ceux-ci se sont déroulés en trois assises au cours desquelles des délégués élus ont adopté des résolutions et se sont entendus sur des textes communs portant sur le droit à l’autodétermination, sur le territoire national ainsi que sur la nécessité de tenir une assemblée constituante pour la rédaction d’une constitution québécoise. De l’avis du NMQ, les conclusions des états généraux sur l’indépendance ne doivent pas être celles des personnalités qui les auront présidés, mais le résultat d’une négociation publique entre tous les participants. Les états généraux sur l’indépendance devraient s’inspirer directement de ce modèle organisationnel.

Cinquièmement, ces états généraux devraient être coprésidés. Le choix des deux coprésidents devrait être le reflet d’une diversité intergénérationnelle. En effet, le projet d’indépendance n’est pas l’affaire d’une seule génération; il n’appartient ni aux baby-boomers ni aux jeunes, mais à tous les Québécois. Il apparaît logique de s’assurer que l’un des deux présidents choisis représente ceux qui ont porté le projet d’indépendance jusqu’à maintenant et que l’autre appartienne à la génération qui aura la tâche de le mener à terme dans les années à venir.

Enfin, le NMQ offre au Conseil de la souveraineté du Québec son appui logistique pour l’organisation de ces états généraux.

Assemblées citoyennes du NMQ

La motivation première du NMQ est d’écouter les citoyens du Québec et de leur redonner la parole au moyen de véritables assemblées citoyennes.

Même si la tenue des états généraux sur l’indépendance du Québec risque d’accaparer les énergies des uns et des autres, le NMQ poursuivra ses actions dans le but de rendre la parole aux Québécois en organisant d’autres assemblées, dont voici le calendrier :

Québec
25 septembre

Gatineau
16 octobre

Sherbrooke
30 octobre

Le NMQ appelle tous les citoyens du Québec désireux d’organiser des assemblées citoyennes dans d’autres régions du Québec à entrer en contact avec ses membres en visitant le site unnouveaumouvement.org. Un appui et un accompagnement logistiques leur seront offerts.

–30–

Pour plus de renseignements :
Daniella Johnson
Relations de presse, NMQ
Tél. : 514 377-8377
media@unnouveaumouvement.org


9 Commentaires


  1. Absolument d’accord,le parti Québecois doit et a le devoir de prendre bonne note de vos demandes de nos demandes a nous j’en du peuple le balle es dans leurs camp

  2. Tout cela me semble bien raisonnable. C’est Jacques-Yvan Morin qui présida les États-Généraux dans le temps. C’était un jeune universitaire.

    Je suis d’accord pour que tous ceux qui veulent réaliser l’Indépendance par les voies démocratiques puissent y participer…

  3. Danièle Bourassa

    Bonjour le NMQ,

    J’espère que les citoyens/citoyennes, groupes, mouvements et partis de toutes allégeances vont y participer. Autant les convaincus, que les indécis, que les fédéralistes formés par les médias.

    Une de vos conditions est que les états généraux devraient être coprésidés pour refléter la diversité intergénérationnelle. J’y ajouterais une personne issue de l’immigration, comme par exemple Boucar Diouf, pour cette raison :

    « En participant à la libération d’un peuple, votre nouveau peuple, vous, les nouveaux arrivants, les Québécois bientôt sans le «néo» avant, vous qui avez peut-être fui la guerre et la pauvreté, en l’espace d’une campagne, vous passeriez du statut d’immigrants à celui de fondateurs, rien de moins » Chafiik, du groupe Loco Locass

  4. Alain M. Bergeron

    À qui de droit,

    Bien que je crois plus que jamais en l’importance de réaliser, le plus rapidement qu’ils nous soient possible de le faire, l’indépendance de l’État du Québec, je ne partage pas les moyens que vous envisagez de prendre pour y parvenir.

    Je suis vraiment désolé de ne pas avoir été en mesure de vous partager ma profonde conviction que la référence à la question nationale ne doit servir qu’à nous situer face au principal enjeu qui empoisonne présentement le débat politique au Québec. C’est la réforme démocratique qui doit être à mon sens la priorité absolue. La question du statut politique du Québec, qui interfère dans notre démarche d’unification de tous les Québécois, ne pourra se discuter correctement que le jour où cela pourra se faire à l’intérieur d’un nouveau processus démocratique contrôlé par les citoyens et non les partis politiques, que ce soit lors de la rédaction d’une constitution sous l’égide d’une ou plusieurs assemblées constituantes, ou lors d’une initiative populaire lorsqu’un tel mécanisme démocratique sera établi.

    J’aurais vraiment espérer que votre nouveau mouvement aurait rapidement réorienter sa vision sur l’instauration de cette nouvelle démocratie visant à élever le niveau de culture politique de l’ensemble des Québécois.

    Votre démarche a cependant peut-être conscientisé d’autres mouvements souverainistes sur l’importance d’être plus « démocratistes ».

    Bien que je reconnais l’incommensurable travail que votre groupe a accompli en un si court laps de temps, je crois que vous prenez un chemin plus difficile pour réaliser notre objectif commun…

    La pleine souveraineté de l’État du Québec doit d’abord passer par une plus grande souveraineté du peuple !

    Veuillez retirer mon nom des signataires du manifeste.

    Je tiens cependant à vous préciser que je crois toujours en l’intégrité du NMQ et que j’apprécierais être en mesure d’exprimer aux autres membres les motivations qui guident ma décision.

    Alain M. Bergeron
    alainmbergeron@hotmail.com
    (418) 931-3230

  5. Les cinq modalités favorisant la réussite des états généraux sont axées sur l’ouverture d’esprit et le dialogue citoyen (j’évite l’usage du concept « conditions gagnantes » de nature à rappeler de très mauvais souvenirs aux indépendantistes ayant quitté le PQ).

    Cependant il aurait été souhaitable que la formulation de cinq modalités puisse inclure une mention explicite à ce que le PQ mette tout sur la table des discussions à venir de ces états généraux, y incluant la gouvernance souverainistes. J’ai bien peur que sans une telle condition, les travaux soient d’avance marqué d’inutilité parfaite dans l’esprit des indépendantistes les plus farouches, et je crois en être un, car sans cette concession du PQ, les travaux et résultats des états généraux m’apparaissent hypothéqués d’avance de moyens d’actions bloqué par un PQ qui ne veut rien concéder. Pourtant le PQ est présentement considéré par plusieurs comme étant toujours partie prenante et incontournable d’accession au pouvoir, voie inévitable pour parvenir à l’indépendance de notre nation.

    L’idée d’avoir une coprésidence intergénérationnelle est excellente, elle est porteuse d’un fruit très savoureux.

    De Soulanges,

    Normand Perry
    Signataire du manifeste « Brisons l’impasse »

  6. Alain M. Bergeron

    Texte corrigé…Pardonnez mes fautes !

    Au MNQ et à tous citoyens du Québec,

    Bien que je croie plus que jamais en l’importance de réaliser, le plus rapidement qu’ils nous soient possibles de le faire, l’indépendance de l’État du Québec, je ne partage pas les moyens que vous envisagez de prendre pour y parvenir.

    Je suis vraiment désolé de ne pas avoir été en mesure de vous partager ma profonde conviction que la référence à la question nationale ne doit servir qu’à nous situer face au principal enjeu qui empoisonne présentement le débat politique au Québec.

    C’est la réforme démocratique qui doit être à mon sens la priorité absolue. La question du statut politique du Québec, qui interfère dans notre démarche d’unification de tous les Québécois, ne pourra se discuter correctement que le jour où cela pourra se faire à l’intérieur d’un nouveau processus démocratique contrôlé par les citoyens et non les partis politiques, que ce soit lors de la rédaction d’une constitution sous l’égide d’une ou plusieurs assemblées constituantes, ou lors d’une initiative populaire lorsqu’un tel mécanisme démocratique sera établi.

    J’aurais vraiment espérer que votre nouveau mouvement aurait rapidement réorienté sa vision sur l’instauration de cette nouvelle démocratie visant à élever le niveau de culture politique de l’ensemble des Québécois.

    Votre démarche a cependant peut-être conscientisé d’autres mouvements souverainistes sur l’importance d’être plus « démocratistes ».

    Bien que je reconnaisse l’incommensurable travail que votre groupe a accompli en un si court laps de temps, je crois que vous prenez un chemin plus difficile pour réaliser notre objectif commun…
    La pleine souveraineté de l’État du Québec doit d’abord passer par une plus grande souveraineté du peuple !

    Veuillez retirer mon nom des signataires du manifeste.

    Je tiens cependant à vous préciser que je crois toujours en l’intégrité du NMQ et que j’apprécierais être en mesure d’exprimer aux autres membres les motivations qui guident ma décision.

    Merci de me permettre de le faire ici !!!

    Alain M. Bergeron
    Particiapant au « Projet Papineau »
    (418) 931-3230

  7. Boisvert Pierre JJ

    Les partis politiques actuels vont te bouffer Alain, cé trop bon.Les partisans actuels du PQ ne peuvent pas tous être sourds ; son intelligenstia est sonnée cependant, et pour un long boutte encore ; le temps que le fruit tombe, mieux vaudrait songer « indépendance 2012-13, que le Peuple en prenne connaissance au goût du jour, mdr, b pof, et fête du travail!

  8. Étant porteur d’un projet de société créateur de richesse, j’appuie Alain M. Bergeron, qui mentionne que la souveraineté doit commencer par celle du peuple d’abord si on veut l’atteindre collectivement. Apprendre au peuple à se responsabiliser s’il veut atteindre la liberté et du même coup l’indépendance financière. Tout le reste n’est que du bla.. bla.. bla.. ou perte de temps si vous préférez.

  9. Monsieur Durand, attacher le concept de liberté au concept d’indépendance financière comme étant la base et le fondement de liberté collective est très, mais très réducteur.

    La liberté de l’être humain est constitutive de sa dignité d’être d’abord et avant tout, et elle n’est d’aucune manière contingente à la possession de richesse matérielle de quelque nature que ce soit.

    C’est philosophiquement élémentaire. Cette vision que vous proposez est en fait une conséquence d’un attribut externe à l’être humain.

    Or, le concept de liberté transcende l’être humain et c’est au plan métaphysique d’abord et avant tout qu’elle trouve sa source, et pas ailleurs.

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