Montréal, 18 mai 2012 – Le Nouveau Mouvement pour le Québec déplore l’adoption de la loi 78 par la majorité libérale et de leur faire-valoir caquistes à l’Assemblée nationale du Québec.
« Cette loi va à l’encontre de la démarche de réappropriation du politique par le citoyen », affirme Jocelyn Desjardins, porte-parole du NMQ. Cette démarche citoyenne est celle du NMQ depuis le 16 août dernier, date de publication de son manifeste Brisons l’impasse et de la lettre Pour un nouvel espace public, publiée le 23 septembre 2011.
« Dans toute société, le citoyen ne peut pas se faire entendre seul », reprend Jocelyn Desjardins. « S’il veut des changements, ce citoyen doit par essence se regrouper. La citoyenneté, c’est plus que les partis politiques, c’est plus que l’acte individuel de voter. La citoyenneté s’exerce dans la Cité, avec les autres. Évacuer le citoyen du politique, c’est nier la politique au citoyen alors même qu’un souffle l’emmenait à se la réapproprier enfin. Ce que le gouvernement de Jean Charest veut faire, c’est fermer la Cité, c’est limiter l’espace public, étouffer la liberté citoyenne. Mais une surprise l’attend : il ne réussira pas. La fraternité et la volonté de tous les Québécois, leur grand sens de la démocratie – eux qui ont vécu dans la paix sociale deux référendums d’indépendance, et leur désir de défendre cette démocratie coûte que coûte viendront à bout des sombres desseins que le premier ministre du Québec a pour notre nation. Cette Cité-là est à nous, citoyens, M. Charest, et nous la défendrons! »
Enfin, rappelons que le NMQ entame ce 21 mai une nouvelle série d’événements citoyens, les Lundis de l’Indépendance, chaque troisième lundi de chaque mois au Gainzbar, 6289 rue Saint-Hubert. La loi spéciale ne lui fera aucunement changer ses plans. Ce 21 mai, l’événement aura d’ailleurs lieu en compagnie de Jean Barbe. C’est une invitation.
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Pour plus de renseignements:
Philippe-Antoine Lupien
media@unnouveaumouvement.org
1-514-994-2649
Vous n’en pouvez plus des Libéraux au pouvoir à Québec ? Les Conservateurs à Ottawa vous découragent ? Vous avez envie de vous manifester haut et fort pour l’avenir du Québec ? Les Lundis de l’indépendance sont là pour ça…
Les Lundis de l’indépendance, ce sont des soirées-causeries avec des indépendantistes de tous les horizons, le tout dans une atmosphère détendue et informelle.
Les Lundis de l’indépendance auront lieu le troisième lundi de chaque mois… jusqu’au Jour de l’Indépendance !
Le Nouveau Mouvement pour le Québec vous y convie et a bien hâte de vous entendre !
Vous y trouverez chaque mois :
- Un orateur invité.
Le 21 mai, le journaliste et écrivain Jean Barbe ouvre le bal. Auteur de Comment devenir un ange, Jean Barbe a milité activement aux côtés des étudiants durant tout le printemps québécois et appuyé ouvertement le Mouvement des Indignés. - Des citoyens qui, comme vous, ont à cœur le projet d’indépendance du Québec
- Une ambiance sympathique, festive, qui favorise les échanges
- Des discussions animées sur ce pays qui se lève
Venez discuter dans un cadre informel avec des indépendantistes de tous les horizons.
Venez vous faire entendre.
Venez faire lever, vous aussi, un pays neuf.
Où : Au Gainzbar, 6289 St-Hubert, Montréal
Quand : Le lundi 21 mai, dès 19 h00
Manifestez-vous en grand nombre !
Voici le discours prononcé par le porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec, Jocelyn Desjardins, à l’occasion de l’événement Nous?, le 7 avril 2012.
Ce texte a été écrit par deux sympathisants du NMQ, Jason Brochu-Valcourt et Michael Lartigau.

«Vous n’êtes pas des héros. Vous n’êtes pas des icônes. Vous êtes la richesse qui fera de notre temps une ère de changement. Une ère qui ébranle. Nous briserons les impasses. Nous bousculerons l’inertie. Nous incarnerons ce mouvement.» - Jocelyn Desjardins, porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec. (photo: Lauréanne Daneau. Texte: Jason Brochu-Valcourt et Michael Lartigau)
Le meilleur des mondes
On nous dira que le rêve doit céder le pas au pragmatisme. On nous dira que l’Histoire, notre histoire, n’a plus de commune mesure avec le présent. On nous dira de ne pas changer parce qu’ailleurs c’est pire, que c’est invivable. On nous dira que nous sommes un frein.
Mais ce qu’on ne nous dira jamais, c’est que le changement dérange. Il dérange surtout ceux qui en comprennent les raisons et la justification.
Il fût un temps où l’impossible se heurtait au possible, où la frontière entre ici, maintenant et demain était dissoute par le souffle d’hommes et de femmes portés par le changement. Ce temps-là, nous en sommes les héritiers, mais aussi les dépositaires.
Entre l’impossible et le possible existe un dialogue et non une fatalité. Entre l’impossible et le possible, l’homme est saisi tout entier de sa condition: la possibilité d’être, mais surtout, l’impératif de de-ve-nir.


