• Drapeau monolys - Simon Beaudry

Construire un nouveau camp du OUI

22 octobre, 2015  |  Lettre publique, Textes

Le NMQ est né en 2011 de la nécessité de se réunir après la défaite douloureuse du Bloc québécois. Nous étions nombreux à penser que l’échec électoral du Bloc n’était pas tant un échec de l’idée d’indépendance qu’un appel à une profonde réflexion sur la façon dont le mouvement indépendantiste devait se constituer et s’organiser.

Il nous semble que la même analyse doit être faite aujourd’hui face au score décevant du Bloc québécois. Comme en 2011, l’enjeu de cette élection fédérale n’était pas la représentation du Québec à Ottawa – une mission dont le Bloc, de l’avis général, s’est très bien acquitté pendant deux décennies. Pour plus de 80% de l’électorat québécois, l’enjeu des élections générales de 2011 et de 2015 était plutôt de défaire le gouvernement Harper. Il est d’ailleurs étonnant de constater à quel point nos médias s’acharnent sur le sort du Bloc plutôt que sur la défaite spectaculaire du Parti conservateur, alors même que le Bloc a encore une fois obtenu plus de votes au Québec que le parti du gouvernement sortant.

On ne compte plus le nombre de fois où nos médias ont rapporté le déclin définitif ou même la mort prochaine du mouvement indépendantiste. Mais force est de constater que l’idée de l’indépendance est plus importante et plus profondément ancrée que les choix partisans de ses sympathisants. C’est un fait que chacun de nous, indépendantistes, connaissons intimement : notre adhésion à l’idée d’indépendance a bien plus de profondeur que notre adhésion à un parti ou un autre. C’est ce qui explique que beaucoup d’indépendantistes ont choisi de voter utile, dans le but de défaire les Conservateurs, plutôt que de s’affirmer par le biais d’un soutien au Bloc. Il est regrettable que cette réalité échappe à la majorité des commentateurs.

Non, encore une fois, le déclin du soutien populaire pour le Bloc n’est pas l’échec de l’idée de l’indépendance. Par contre, vingt ans après le référendum de 1995, le lent déclin électoral de l’ensemble du mouvement indépendantiste, signalé à juste titre par Sol Zanetti (Le Devoir, 23 octobre 2015), nous semble devoir se traduire par un désir de changement en son sein. Cet ensemble bigarré qu’est le mouvement indépendantiste ne devrait plus accepter docilement de se laisser diriger par des gens qui pensent rejouer le même film qu’en 1995.

Après quatre années de dialogues au sein de ce mouvement et après plusieurs résultats électoraux décevants, les militants du NMQ en sont arrivés à la conclusion qu’il nous faut « dé-partisaniser » notre projet.

Plutôt que de fonder encore un autre parti politique, il nous semble que notre responsabilité collective est de sortir le projet d’indépendance des ornières partisanes dans lesquelles il évolue depuis les années 1960. Le décalage spectaculaire que l’on observe dans les sondages entre les intentions de votes pour les partis indépendantistes et le soutien au projet d’indépendance est éloquent à ce sujet. Le projet d’indépendance appartient au peuple, il ne peut être laissé entièrement à la merci du destin électoral de l’un ou l’autre des partis. Par conséquent, le projet d’indépendance doit se penser aussi en-dehors des partis politiques et s’ancrer dans la société civile en répondant à des aspirations sociales, économiques et culturelles.

L’idée fait son chemin. Elle s’exprime, par exemple, par la transformation du Conseil de la souveraineté en un nouvel organisme rassembleur, les Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec). Elle s’exprime, également, lorsque le nouveau chef du Parti québécois rompt avec la tradition en déclarant que son parti n’a plus le monopole de l’indépendance. En effet, c’est par ce chemin nouveau que la réelle convergence des forces indépendantistes se construira.

Le 19 octobre, dans l’isoloir, les indépendantistes ont bien sûr choisi des partis, mais ils n’ont pas pour autant « pris pays ». En ce lendemain d’élection, nous ne crions pas victoire, mais nous n’acceptons pas non plus le mot « défaite ». La défaite appartient aux Conservateurs. De notre côté, nous reconnaissons l’impérieuse nécessité d’unir nos forces autour d’une feuille de route commune, dégagée des contraintes partisanes. Nous appelons tous les militants et les militantes de l’indépendance à se mettre au travail rapidement afin de créer un nouveau camp du OUI en vue des prochaines échéances électorales.

 

L’indépendance par la République

« Au Québec le mouvement indépendantiste est au plus bas dans les urnes et dans les esprits. Partagées entre l’impatience et un sentiment d’urgence, les forces indépendantistes peuvent se croire à la croisée des chemins, tout en se disant empêchées par la conjoncture, voire par l’ambivalence sempiternelle des Québécois. Comment sortir de l’impasse? Danic Parenteau montre une voie: la République. Une fin: la souveraineté du peuple.  »

Danic Parenteau signe son plus récent ouvrage, à la suite du Précis républicain à l’usage des Québécois (Fides, 2014),

L’Indépendance par la République : De la souveraineté du peuple à celle de l’État

Le lancement aura lieu le 11 mai, à 17 h 30, à l’Édifice Gaston-Miron (ancienne bibliothèque centrale). Les sympathisants du NMQ y sont invités.

LUNDIS DE L’INDÉPENDANCE : SÉRIE SPÉCIALE

28 février, 2015  |  Événements, Lundis de l'indépendance

Le Nouveau Mouvement pour le Québec souligne à sa manière la course à la chefferie du Parti québécois et recevra, tout à tour, les cinq aspirants-chefs dans le cadre d’une série spéciale des Lundis de l’indépendance.

Après avoir reçu, Bernard Drainville en février, place à Pierre Céré le 23 mars.

Tous les candidats à la chefferie du PQ se prêteront à la formule des Lundis de l’indépendance : discuter dans un cadre informel avec des indépendantistes de tous les horizons et exposer leur vision du projet de pays.

Venez vous faire entendre.
Venez faire lever, vous aussi, un pays neuf.

 

LUNDI DE L’INDÉPENDANCE AVEC PIERRE CÉRÉ

Où : Au Gainzbar, 6289 St-Hubert, Montréal
Quand : Le lundi 23 mars, 19 h

 

GRATUIT

 

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Manifestez-vous en grand nombre !

Lundis de l'indépendance :: série spéciale

 À venir :
13 avril : Martine Ouellet
20 avril : Pierre Karl Péladeau
4 mai : Alexandre Cloutier

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Les Lundis de l’indépendance sont des soirées-causeries avec des indépendantistes de tous les horizons, le tout dans une atmosphère détendue et informelle. À chaque occasion, plus d’une centaine de citoyens participent à ces soirées. Au fil des mois, nous avons accueilli des invités venant de divers milieux tels que Ghislain Picard (chef de l’Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador), Bernard Landry, Françoise David, Dominic Champagne, Jean Barbe, Alexis Martin, Danic Parenteau, Mathieu Bock-Côté, Djemila Benhabib, Geneviève Rochette, Denis Bouchard, François Parenteau, Éric Pineault, Paul Piché, Joseph Facal, Ianik Marcil, Robert Laplante, Robin Philpot et Manon Massé.

Chacun des invités est libre de l’angle qu’il souhaite aborder en lien avec l’indépendance du Québec. Ensuite, la parole est donnée au public qui est appelé à échanger avec les invités.

Pour le NMQ, il est important que les citoyens puissent se réapproprier le politique. Ainsi, la période d’échange est l’essence même de l’activité. D’autant plus qu’une autre de ses missions consiste à sortir des cadres partisans et à reconnaître la richesse que représente notre diversité d’indépendantistes.

Bon événement à tous.

destiNation : LE MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE PRÊT POUR UN NOUVEAU DÉPART !

7 septembre, 2014  |  Communiqués de presse, Médias

MONTRÉAL, LE 7 SEPTEMBRE 2014 – Le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) et le Conseil de la souveraineté du Québec (CSQ) unissent leurs forces pour présenter l’événement destiNation : Nouvelles idées. Nouveau départ. , un rassemblement citoyen pour l’indépendance du Québec qui se tiendra au Théâtre  L’Olympia, à Montréal, les 20 et 21 septembre prochains.

Animé par Martine Desjardins, l’événement destiNation vise à réunir des citoyennes et des citoyens issus de tous les horizons politiques dans le but de relancer le mouvement indépendantiste québécois sur de nouvelles bases, en dehors des lignes partisanes. « Il n’est pas normal que depuis les dernières années, l’option indépendantiste récolte à elle seule plus d’appui que la somme des résultats électoraux obtenus par les trois partis indépendantistes québécois. Il faut revoir nos façons de faire », a soutenu Mme Desjardins, porte-parole de l’événement.

Dans tous les pays qui ont atteint leur indépendance, un mouvement populaire non partisan a pavé la voie, comme on le voit ces jours-ci en Catalogne. C’est l’objectif que se fixe le Conseil de la souveraineté auquel participent déjà plusieurs des principales organisations de la société civile. « Il est clair que pour faire progresser l’idée d’indépendance, il doit y avoir une organisation forte qui soit capable de coordonner les efforts des différents groupes et de susciter une mobilisation large en faveur de l’indépendance du Québec et ce, à l’extérieur des partis politiques », a déclaré Gilbert Paquette, président du CSQ.

En ce sens, destiNation se veut l’occasion de jeter les bases d’un tout nouveau plan d’action pour le Conseil de la souveraineté du Québec qui a entrepris, depuis juin 2013, une restructuration de son conseil d’administration afin d’y accueillir un maximum de citoyennes et de citoyens représentant tous les secteurs de la société civile. D’ailleurs, afin de bien marquer le renouvellement de cette organisation, le Conseil de la souveraineté du Québec sera rebaptisé lors de destiNation. Le nouveau nom sera dévoilé en fin d’avant-midi le dimanche 21 septembre.

Pour le Nouveau Mouvement pour le Québec, qui a organisé le Congrès de la Convergence nationale en mai 2013, il fallait poursuivre le travail entamé pour renouveler les idées qui servent d’assises au mouvement indépendantiste. « Si l’on souhaite réellement se renouveler en tant que mouvement, il ne faut pas avoir peur de poser un regard critique sur ce qui s’est fait dans le passé et dépasser les espaces habituels d’action politique. Il faut cesser d’attendre uniquement après les partis politiques ou les campagnes électorales pour se mobiliser. destiNation est en quelque sorte le coup d’envoi pour ce nouveau départ citoyen vers notre indépendance nationale », a affirmé Pierre Curzi, président du NMQ.

Cet appel au renouvellement est salué et appuyé par de grands noms du mouvement indépendantiste, nommément ceux de Monsieur Jacques Parizeau, ancien Premier ministre du Québec, dont une allocution sera diffusée sur place dans la matinée du dimanche 21 septembre, et de Monsieur Bernard Landry, également ancien Premier ministre du Québec, qui clôturera la plénière du samedi matin. « C’est une excellente nouvelle pour l’indépendance du Québec de voir que la société civile se mobilise à nouveau pour faire la promotion de ce grand projet qui nous unit tous », s’est réjoui M. Landry.

Outre ces appuis de taille, ce grand rendez-vous indépendantiste de la rentrée rassemblera des invités issus de tous les milieux, tels que Claudette Carbonneau, Jean-Pierre Charbonneau, Robin Philpot, Flavie Payette-Renouf, Jean-François Nadeau, Jocelyn Caron, Monique Pauzé, Danic Parenteau, Andrée Ferretti, Robert Laplante, Maxime Laporte, Jonathan Durand-Folco, Simon-Pierre Savard Tremblay, Gérald Larose et bien d’autres. Soulignons également la participation spéciale de Louise Harel, Guy Rocher, Catherine Dorion et Tania Kontoyanni.

La programmation de l’événement est disponible sur le site destinationindependance.com. Des idées comme la démarche constituante, le républicanisme et la convergence des forces indépendantistes seront au cœur des thèmes discutés à destiNation.

Rappelons que destiNation s’inscrit dans la suite logique des événements politiques du printemps 2013 où s’étaient tenus notamment l’Assemblée des États généraux sur la souveraineté du Québec (ÉGSQ) le 6 avril, le Congrès de la Convergence nationale les 24, 25 et 26 mai ainsi que l’Assemblée générale annuelle du Conseil de la souveraineté du Québec le 8 juin 2013.

 

L’ambition de rompre

4 septembre, 2014  |  Dossiers

À la veille du grand rassemblement destiNation des 20 et 21 septembre prochains, L’Action nationale consacre un dossier à cette ambition de rompre avec le passé qui innerve les efforts du NMQ et du Conseil de la souveraineté impliqués dans l’organisation de l’événement.

Nous vous invitons à en lire un extrait ici. Le numéro sera en vente au courant de la semaine prochaine sur le site web de L’Action nationale.

Vous pouvez toujours vous inscrire à destiNation et partagez le message !

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