Le NMQ publie le cahier du participant du Congrès de la Convergence nationale

22 mai, 2013  |  Communiqués de presse

Primaires indépendantistes, création du Congrès national québécois et Convention sur la Constitution du Québec sont au menu des débats

Montréal, 22 mai 2013 – Le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) rend public (www.convergencenationale.org) ce matin son cahier du participant en vue du Congrès de la Convergence nationale qu’il tiendra ce week-end, les 24, 25 et 26 mai, à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal.

Les propositions qu’il contient sont audacieuses et risquent, si elles sont entérinées et suivies, d’arriver à modifier la dynamique politique au Québec. Il y est proposé que des primaires indépendantistes aient lieu dans certaines circonscriptions actuellement détenues par défaut par des fédéralistes profitant de la division du vote indépendantiste.

« Il est impératif, pour le mouvement indépendantiste, d’unir toutes ses forces afin d’obtenir une victoire nette à la prochaine élection et mener les Québécois à l’indépendance », déclare Jocelyn Desjardins, président et coporte-parole du NMQ. « Tout le printemps, les partis ont dit non aux possibilités d’alliances électorales tout en reconnaissant la nécessité de s’unir, mais en se gardant bien toutefois de faire des propositions concrètes permettant d’espérer un déblocage. Les primaires indépendantistes constituent une proposition novatrice et porteuse pour briser l’impasse actuelle ».

Une autre proposition veut que le Conseil de la souveraineté (CSQ) se restructure pour s’élargir aux mouvements sociaux, syndicats et citoyens, change son nom pour celui de Congrès National Québécois et exclut formellement les partis indépendantistes de sa plus haute instance décisionnelle. « Le Conseil de la souveraineté du Québec (CSQ) s’est toujours présenté à la population comme un lieu pour concerter le mouvement indépendantiste dans son ensemble », écrit la Convergence nationale. « Il doit (et veut) également apparaître résolument comme une voix non partisane capable de rallier en son sein toute la diversité de ce mouvement. Cependant, si en son sein les trois partis politiques peuvent, à leur guise, faire obstacle aux projets de la société civile qui ne correspondent pas à leurs attentes partisanes, il y a, nous semble-t-il, un problème structurel au sein de cet organisme parapluie. Et il y a les faits : depuis sa création, jamais le mouvement indépendantiste ne s’est autant divisé (il compte aujourd’hui 6 partis et plus de 90 mouvements organisés). Alors que la société civile (le mouvement souverainiste non partisan) doit se trouver un lieu de concertation qui ne soit pas sous l’influence directe des partis politiques, il faut donner au CSQ toute la latitude et les outils nécessaires pour devenir ce lieu ».

Enfin, le Congrès de la Convergence nationale sera également l’objet d’une proposition commune sur une démarche d’accession à l’indépendance du Québec qui fait en quelque sorte le lien entre les propositions de cette nature du Parti Québécois, de Québec solidaire et d’Option nationale. Cette dernière proposition, où il est question de mettre sur pied une Convention constitutionnelle qui aurait pour mandat de rédiger une Constitution pour le Québec, s’inscrit dans la continuité de l’Assemblée du 6 avril 2013 de la phase 2 des États généraux sur la souveraineté du Québec. « Il faut trouver un moyen de faire avancer la nation québécoise, sans pour autant qu’un échec potentiel sur la voie de son émancipation ne la réduise à un état de faiblesse si grande qu’elle soit une fois de plus placée à la merci du Canada », affirme Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ.

« Les partis politiques indépendantistes reconnaissent tous cet état de fait et chacun, à leur manière, tentent de sortir du référendisme », peut-on lire. « Ils proposent chacun des étapes précédant un éventuel référendum : le PQ propose la gouvernance souverainiste, QS veut mettre sur pied une Assemblée constituante et ON propose que le Québec adopte toutes les lois, les impôts et les traités en vigueur sur son territoire. Chacun cherche une solution séparément. Il vaudrait peut-être mieux la trouver ensemble. »

Le Congrès de la Convergence nationale, qui propose à tous les indépendantistes, sous la forme d’un dialogue ouvert, de prendre un moment pour mieux penser leur cohésion, approfondir de nouveaux arguments en faveur du pays et discuter de la meilleure façon d’atteindre leur but, aura lieu du 24 au 26 mai à la Salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal. Ce Congrès s’ouvrira vendredi 19 h par une soirée inaugurale dirigée par le comédien et dramaturge Alexis Martin sur le thème « Agissons-nous en tant que nations? » (à laquelle participera Paul Piché et Dominic Champagne) ainsi que par un discours d’ouverture du sociologue Guy Rocher.

Détenteur d’une maîtrise en sociologie de l’Université Laval et d’un doctorat de l’Université Havard, Guy Rocher enseigne depuis 1952 et est chercheur au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal. Membre de la Commission Parent (1961-1966) qui a repensé le système d’enseignement du Québec et qui est à l’origine des Cégeps, il a également été à deux reprises sous-ministre au Gouvernement du Québec (1976-1978 et 1981-1982). Auteur prolifique, sa carrière est soulignée par la remise de multiples prix.

Le NMQ souhaite que le Conseil de la souveraineté se transforme en une organisation citoyenne non-partisane

14 mai, 2013  |  Communiqués de presse

Montréal, 14 mai 2013 –  Le comité exécutif du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) annonce qu’il proposera au Congrès de la Convergence nationale de transformer le Conseil de la souveraineté en une organisation parapluie d’action politique et citoyenne plus large qu’actuellement, capable de rassembler toutes les factions des forces indépendantistes en une seule organisation : le Congrès national québécois.

Moins de 15 jours avant la tenue du Congrès qu’il organise, le NMQ croit qu’une cohésion entre indépendantistes est indispensable à la réalisation de l’indépendance du Québec. « Il n’y a pas de changement majeur qui puisse survenir dans une société sans association », affirme Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ. «Voilà pourquoi le NMQ est prêt à se rallier et à contribuer à la création d’une nouvelle structure basée sur l’action commune de nos forces pouvant accélérer l’avènement de l’indépendance. »

La proposition du NMQ, qui figurera au cahier des participants du Congrès de la Convergence nationale, se lit comme suit :
1.     Que le Congrès de la Convergence nationale suggère au Conseil de la souveraineté les changements suivants:
a.     Un élargissement de sa structure décisionnelle de manière telle que les citoyens, les organisations de la société civile et les groupes indépendantistes y obtiennent davantage de pouvoir;
b.     Que, pour marquer ce changement et cette volonté d’inclusion, le Conseil de la souveraineté du Québec soumette aux voix de ses membres un nouveau nom ainsi qu’un nouveau logo;
c.     Que le CSQ change son nom pour celui de Congrès national québécois;
d.     Que le futur Congrès national québécois ait pour mandat de présenter une proposition de processus démocratique d’accession à l’indépendance qui repose sur un consensus large en son sein et qui ne dépende pas de l’expression d’un programme de parti ou d’un autre;
e.     Que le Congrès national québécois ait pour mandat de suggérer aux trois partis politiques une entente électorale type qui permettrait de remporter une majorité aux prochaines élections générales.

Pour Jocelyn Desjardins, président et coporte-parole du NMQ, « il est essentiel, pour la cause, que les indépendantistes travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres. Si on souhaite que le mouvement indépendantiste s’organise en tant que mouvement social, il faut libérer la cause de la joute partisane  ». La convergence des différentes forces indépendantistes sera d’ailleurs le thème principal du Congrès de la Convergence nationale, qui doit avoir lieu les 24, 25 et 26 mai prochains, à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal(www.convergencenationale.org). La question « est-il possible de travailler ensemble pour faire du Québec un pays ? » sera au cœur des débats du congrès.

Si on se fie aux résultats des dernières élections, 19 circonscriptions majoritairement indépendantistes ont été perdues aux mains des candidats fédéralistes en raison de la division du vote. En vertu des derniers sondages, ce nombre de circonscriptions ne serait plus de 19 mais de 26 circonscriptions. Sans remettre en question l’existence des différents partis mais dans le seul but de faire exister un nouveau pays, le NMQ estime essentiel qu’une convergence de ces forces diversifiées ait lieu pour que les souverainistes puissent ressortir gagnants malgré le système électoral actuel. « La Convergence nationale est une idée avant-gardiste qui pourrait permettre aux indépendantistes de s’organiser comme jamais pour que tous et chacun puissent y faire des gains », affirme Jocelyn Desjardins. « Soyons clairs : l’idée de Convergence nationale ne s’éteint pas le 26 mai au soir. Il s’agit d’un projet nécessaire qui devra s’inscrire à long terme dans l’agenda politique québécois si les indépendantistes souhaitent, ensemble, sortir vainqueurs aux prochaines élections ». Le NMQ envisage d’ailleurs tenir un deuxième Congrès de la Convergence nationale en octobre.

Dernièrement, le Parti québécois a demandé à Québec solidaire et Option nationale le même sacrifice qu’ont accepté Pierre Bourgault et ses membres en ralliant le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) à la formation de René Lévesque en 1968. Option nationale et Québec solidaire se sont opposés catégoriquement à cette option. « L’idée d’une fusion entre partis politiques  a été écartée dès le début par le Comité directeur du Congrès de la Convergence nationale. En revanche, l’idée d’une mise en commun des efforts de la société civile, des citoyens et des formations politiques indépendantistes, dans le respect de leurs différences, comme l’ont fait les Catalans par exemple, est fortement considérée comme une des multiples issues pouvant paver le chemin vers notre victoire collective », précise Jocelyn Desjardins.

Plusieurs personnalités publiques prennent part au Congrès de la Convergence nationale, dont Guy Rocher, Dominic Champagne, Joseph Facal, Alexis Martin, Catherine Dorion, Gabriel Nadeau-Dubois, Jacques Létourneau, Paul Piché, Raymond Legault et Bernard Landry. « Ce grand rassemblement s’impose au moment où les libéraux dominent dans les sondages aux dépens des trois formations politiques indépendantistes. Bon nombre de citoyens considèrent que l’heure n’est plus à souligner ce qui nous divise, mais plutôt ce qui nous unit afin d’avancer tous ensemble vers notre but commun : l’indépendance du Québec», déclare Jocelyn Desjardins.

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Des personnalités de tous les horizons prêteront leur voix au message de la Convergence nationale

13 mai, 2013  |  Communiqués de presse

Montréal, 13 mai 2013 – Le dernier sondage Léger-Marketing, qui place le PQ en deuxième position et QS et ON en quatrième et cinquième positions, met en lumière l’urgence pour le camp souverainiste et progressiste de commencer un véritable travail de convergence. C’est la raison pour laquelle une brochette de personnalités participera au Congrès de la Convergence nationale, qui aura lieu les 24, 25 et 26 mai prochains à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal.

Tout au long du Congrès d’autres personnalités du mouvement souverainiste prendront la parole, dont Emmanuel Bilodeau (comédien), Nicole Boudreault (fondatrice des Partenaires pour la souveraineté), Réjean Parent (leader syndical), Joseph Facal (professeur aux HEC et ancien ministre), ainsi que Bernard Landry, professeur et ancien Premier ministre, qui prononcera le discours de clôture.

Le vendredi 24 mai à 19h30, le comédien Alexis Martin présentera la soirée inaugurale pour laquelle il a réuni plusieurs de ses amis, dont Dominic Champagne, Mireille Métellus, Paul Piché, Catherine Dorion, Gary Boudreault, Emmanuelle Jimenez et François Parenteau. M. Martin et un chœur de comédiens liront des extraits choisis des œuvres de Gérald Godin, Simone Monet-Chartrand et Jacques Ferron. « Je m’implique dans ce projet de mobilisation parce que, lorsque je regarde le mouvement souverainiste aujourd’hui, je ressens un besoin de convergence et d’unité de sens » affirme Alexis Martin.

Les délibérations du Congrès seront animées par Jean-Hugues Roy, professeur de communications et ancien journaliste de Radio-Canada. Le samedi 25 mai une conférence du sociologue Guy Rocher ouvrira la journée de Congrès, suivie d’un panel réunissant les anciens Partenaires pour la souveraineté. Celui-ci réunira Jacques Létourneau, président de la CSN, Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ, Gilles Grondin, directeur général du Mouvement national des Québécois(e)s (MNQ), Raymond Legault, président de l’UDA, François Saillant, militant pour les droits sociaux. Ce panel sera animé par Pierre Guillot-Hurtubise, ancien coordonnateur des Partenaires de la souveraineté et aujourd’hui associé principal chez Octane Stratégies.

Ce sera donc la première fois, en plus de 15 ans, que ces Partenaires seront rassemblés autour d’une même table pour faire le point sur la nécessaire collaboration entre les organisations de la société civile et le mouvement indépendantiste. « L’objectif ici est de remobiliser les acteurs de la société civile afin de remettre l’indépendance du Québec au cœur de leurs  revendications politiques. Il s’agit là d’un repositionnement essentiel à la mise en commun de toutes nos forces », affirme Jocelyn Desjardins, président et coporte-parole du NMQ.

Au cours de la matinée du samedi 24 mai, le Congrès offrira une tribune de choix à la relève avec des orateurs tels que Gabriel Nadeau-Dubois (leader du Printemps érable), Danic Parenteau (Commissaire aux États généraux sur l’indépendance, professeur au Collège militaire royal de St-Jean), Jocelyn Caron (auteur de Choisir le progrès national), et Marc-Antoine Cloutier (fondateur de la clinique juridique Juripop).

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Quatre ministres du gouvernement du Québec ainsi que Léo Bureau-Blouin en danger

12 mai, 2013  |  Communiqués de presse

Montréal, 12 mai 2013 – Devant le refus obstiné des partis indépendantistes à s’allier ou à conclure des ententes stratégiques en vue des prochaines élections (précision : Option Nationale est en faveur des alliances mais refuse de participer au Congrès de la Convergence nationale), le Nouveau Mouvement pour le Québec arrive aux conclusions suivantes:

En vertu des projections réalisées, 26 circonscriptions données actuellement gagnantes pour des fédéralistes pourraient être remportées par des indépendantistes s’il y avait convergence des votes du Parti Québécois, de Québec solidaire et d’Option nationale. Ce total surpasse de dix le nombre de circonscriptions qui ont basculées du côté fédéraliste par incapacité du mouvement indépendantiste de faire l’unité dans l’action politique. Parmi les 26 ciconscriptions, notons qu’on retrouve celles de Crémazie, Laval-des-Rapides, Saint-François, Saint-Rose et Taschereau. Ainsi donc, si les indépendantistes ne s’entendent pas en vue des prochaines élections, quatre ministres du gouvernement Marois se retrouveront en situation de perdre leur poste de député soit Diane De Courcy, Réjean Hébert, Élizabeth Larouche et Agnès Maltais. Le député de Laval-des-Rapides et ancien leader étudiant, Léo Bureau-Blouin, se retrouverait aussi dans une situation embarrassante au plan électoral.

«L’intransigeance partisane pourrait coûter très cher au mouvement indépendantiste», déclare Jocelyn Desjardins, président et coporte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec.

Les 26 circonscriptions sont les suivantes : Abitibi-Est, Argenteuil, Crémazie, Drummond-Bois-Francs, Hull, Jean-Lesage, Laporte, La Prairie, Laurier-Dorion, Laval-des-Rapides, Maskinongé, Mégantic, Montarville, Outremont, Papineau, Richmond, Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Saint-François, Saint-Henri-Sainte-Anne, Saint-Maurice, Sainte-Rose, Sherbrooke, Taschereau, Trois-Rivières, Ungava, Verdun

Rappelons que, selon le dernier sondage Léger-Marketing du Journal de Montréal, le Parti libéral du Québec récolterait 35% des voix, le PQ 27%, QS 11% et ON 4%. Dans de telles circonstances, le mouvement indépendantiste n’a qu’une seule option s’il entend sortir vainqueur des prochaines élections : la convergence de toutes les forces indépendantistes. C’est la clé pour obtenir une majorité d’indépendantistes.

C’est ce que propose le Nouveau Mouvement pour le Québec qui tient le premier Congrès de la Convergence nationale les 24, 25 et 26 mai prochains à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal. «Pour se rassembler, il n’est pas nécessaire de se ressembler», affirme Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ. «Il suffit de se réunir et de se respecter. Ce qui rend les organisations capables de se renouveler, c’est lorsqu’elles sortent de leur zone de confort».

Rappelons que le Congrès de la Convergence nationale réunira, pour la première fois en 15 ans, les ex-Partenaires pour la souveraineté. Parmi les orateurs invités, soulignons la présence de l’ex-premier ministre, M. Bernard Landry, Joseph Facal, Guy Rocher, Gabriel Nadeau-Dubois et Réjean Parent.

Alexis Martin ouvrira le Congrès le vendredi 24 mai avec une soirée-spectacle mettant en vedette plusieurs artistes et personnalités dont Dominic Champagne, Catherine Dorion et François Parenteau.

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Le congrès de convergence nationale : un rendez-vous nécessaire

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10 mai, 2013  |  Blogue

Par Atïm León, membre du comité directeur du congrès de Convergence nationale, de l’exécutif du NMQ et conseiller syndical à la FTQ

Dans quelques jours aura lieu le premier congrès de convergence du mouvement indépendantiste. Le but de ce rendez-vous est de contribuer à répondre à deux grandes questions. La première, que nous appelons la question de la convergence nationale, consiste à savoir de quelle façon le mouvement indépendantiste peut se doter d’une stratégie commune, voire d’un socle de revendications communes. La deuxième, que nous appelons la question de la convergence électorale, consiste à savoir de quelle façon organiser des ententes électorales permettant aux trois partis indépendantistes de devenir majoritaires à l’Assemblée nationale.

Ces deux questions sont devenues incontournables pour le mouvement souverainiste qui continue, malheureusement, de se penser comme s’il se trouvait dans le cycle politique de 1980 ou de 1995.

De tout ce qui a changé au cours de la dernière décennie, relevons qu’il y a maintenant trois partis qui revendiquent, à juste titre, une stratégie et une philosophie d’action différentes et qui cherchent à se partager le vote indépendantiste et progressiste. Par ailleurs, on a aussi vu proliférer les organismes citoyens faisant la promotion de la souveraineté. Ce regain d’activisme, qu’il soit partisan ou non, est une bonne nouvelle en-soi. Il contribue à enrichir le mouvement, à le diversifier et à élargir sa portée.

Mais, cette prolifération est au moins aussi lourdement chargée de menaces. La première d’entre elles est la possibilité que, convaincu qu’il n’a pas d’identité propre en dehors des partis, le mouvement s’enfonce dans les querelles de tranchées et la partisannerie.

Or, justement, nous sommes des dizaines de bénévoles engagés dans cette aventure d’organiser un congrès ouvert à tous les indépendantistes, sans discrimination partisane ou idéologique, parce que nous pensons que ce danger menace gravement notre mouvement.

Nous proposons ce rendez-vous comme l’affirmation de l’existence non partisane du mouvement indépendantiste. Contrairement à l’image qui se dégage de l’histoire contemporaine du Québec, le projet souverainiste n’appartient pas à un parti et il n’appartiendra pas plus à plusieurs partis. Les militants indépendantistes et leurs organisations non partisanes doivent exister sur une base autonome, en dehors des logiques partisanes et malgré elles.

Or, parce qu’elle place la patrie avant les partis ‑ comme le dit si bien Bernard Landry ‑ notre proposition n’est pas faite pour plaire à tous. Remarquez que depuis que notre équipe de bénévoles a annoncé la tenue de ce congrès, les trois partis se sont éloignés, chacun à leur façon, de la possibilité de conclure des ententes électorales.

C’est pourquoi nombre d’observateurs pensent que ce congrès de Convergence nationale est devenu inutile. Nous ne le croyons pas, au contraire. Que les partis refusent de s’associer à cette démarche ne nous relève pas de notre responsabilité collective de poser le problème de l’unité d’action dans le respect de la diversité politique et d’y réfléchir. Il faut faire avancer le mouvement souverainiste dans son ensemble et l’aider à composer avec son hyper partisanisation.

S’agissant d’ententes électorales nous savons que la réflexion doit se libérer des contraintes de l’esprit partisan tout en respectant certaines conditions d’équité. La première de celles-ci étant que les ententes doivent conduire à des gains concrets pour chacun des trois partis. Elles ne doivent pas porter sur des circonscriptions déjà détenues par le PQ et QS ou, éventuellement, par ON, mais plutôt sur celles qu’il faudrait ajouter à la députation actuelle. La deuxième condition étant d’offrir aux petits partis la possibilité de réaliser en partie la plateforme pour laquelle ils demandent le soutien populaire.

Peut-être que notre discussion n’aura aucun impact sur le prochain rendez-vous électoral. Mais nous croyons que cette convergence électorale s’imposera tôt ou tard comme une condition nécessaire de l’évolution du mouvement souverainiste. Et nous croyons aussi qu’il appartient à la société civile de faire une proposition en ce sens aux trois partis.

Une autre condition de cette évolution devrait être un socle de revendications communes à la majorité des acteurs souverainistes. Lorsque les indépendantistes des années 60 et 70 ont fait le pari d’investir la scène politique à l’aide d’un parti, ils ont fait le calcul de l’unité. C’est dans cet esprit que le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) s’est rallié à une coalition plus grande que lui-même, appelée Parti québécois, et non sans difficultés à une stratégie commune, « l’étapisme ». Celle-ci, plutôt que « l’élection référendaire », proposait d’abord un bon gouvernement provincial avant une consultation populaire sur l’indépendance.

Voilà plus de 40 ans que le mouvement indépendantiste évolue dans le cadre de cette stratégie. C’est pourquoi, dans la conjoncture actuelle, après deux défaites référendaires et après l’éclatement du pari de l’unité partisane la question mérite d’être reposée : s’agit-il toujours de la bonne stratégie?

De toute évidence, les propositions stratégiques faites par QS et ON s’écartent de ce statu quo. Chacun à sa manière, ces deux partis proposent de s’éloigner d’un processus ayant l’étrange caractéristique de n’être constitué que d’un seul volet : le déclenchement d’un référendum dont la question et la date sont seulement connus de l’exécutif d’un gouvernement du PQ majoritaire. Nous préférons appeler cela du « référendisme » plutôt que de l’étapisme.

Face à ce qui ressemble désormais à trois propositions distinctes de stratégies menant le Québec à l’indépendance, il est urgent de réfléchir aux conditions de l’unité du mouvement dans le respect de sa diversité, c’est-à-dire aux conditions d’une convergence nationale.

Nous pensons qu’en ce qui concerne notre avenir national, chaque militant de l’indépendance doit assumer des responsabilités et faire acte de volontarisme. C’est l’esprit qui anime plusieurs dizaines de bénévoles qui, dans l’ombre, s’activent pour préparer ce congrès et la raison pour laquelle ils invitent l’ensemble des indépendantistes à y participer les 24, 25 et 26 mai à l’UQAM.

Pour plus d’informations : www.convergencenationale.org

 

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